Une mauriennaise dans la course

Une tentative infructueuse 

LGO : La Grande Odyssée

Les femmes ne sont pas très nombreuses à  tenter la course longue distance alpine La Grande Odyssée Savoie Mont-blanc. Elles sont encore plus rares à la terminer. Une mauriennaise au caractère bien trempé a pourtant fait la tentative de participer à la 13e édition.

Parcourant la Haute Savoie  et la Savoie, la caravane de la Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc offre plusieurs niveaux de course dans la course. La catégorie reine qui donne son nom à l’événement est celle de la course longue distance. Un niveau relevé que seuls les mushers les plus aguerris peuvent relever.

Nouvel abandon pour la musheuse

marie sophie le biezMarie-Sophie Le Biez est installée à Albiez-le-Jeune, non loin de Saint-Jean de Maurienne (Savoie). Da première participation à la Grande Odyssée date de la 13e édition de  qui se déroulait du 7 au 18 janvier 2017.

Son palmarès en quelques lignes :
7e au Championnat d’Europe mi-distance en Norvège 2016
7e au Championnat du Monde mi-distance en Allemagne 2015
3e au Championnat de France 2014
7e au Trophée Haute Maurienne 2013
23e  sur la Pirena 2012
+ Participation à différentes courses: Trophée Lekkarod, Valgode…

mariesophielebiez_musherUne rookie s’élançait
Lorsque les mushers s’élancent pour la première fois dans la course, ils sont  considérés comme des « débutants » au sens « nouvelle recrue », aussi ont-ils été plusieurs rookies en 2017, à prendre le départ de la course longue distance. Marie-Sophie était de ceux-là. Ne nous y trompons pas, cela ne fait pas d’eux des novices. Une bonne préparation et un entrainement exigeant, aussi bien pour le musher que pour ses chiens, est nécessaire pour pouvoir se donner la chance de tenir la distance sur une telle course. Environ 1 000 km d’effort au programme, sur les 10 étapes prévues, soit 20 000 m de dénivelés positifs.

La LGO et Marie-Sophie, ça ne date pas d’hier

Les trophées* organisés pendant la Grande Odysée, sont d’excellents tremplins afin de s’entrainer à faire le grand saut par la suite et se propulser vers la course mythique.
« J’ai participé en 2013, une première fois, à un trophée organisé parallèlement à la LGO » explique la jeune musheuse âgée de 35 ans, « en 2015, j’ai à nouveau participé à un trophée mais qui s’est soldé pour moi par un abandon ». Cette fois, c’est la grande course et son objectif « c’est de terminer ».
-ce ne sera pas encore pour cette fois, puisque lors de l’édition 2017, la musheuse a à nouveau abandonné.

Le chien de traîneau : avant tout un athlète de haut niveau
Le chien de traîneau : avant tout un athlète de haut niveau

Marie-Sophie devait en découdre avec des habitués dits « vétérans » : Jean Combazard, Rémy Coste, Roland Dubelly, Donato Egli, Daniel Juillaguet, Jiri Vondrak, Benoît Verin, Julian Zufiaurre Suso
ou d’autres rookies, comme elle, qui avaient envie de faire leurs preuves :
Cédric Lemoine (le plus jeune, 28 ans), Pavel Pfeiffer ou Norbert Ramseier (le jeune doyen, 52 ans).

L’édition 2017 en quelques chiffres clé 
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12 mushers LGO longue distance

180 chiens environ
4 nationalités différentes
10 étapes dont 9 « contre la montre »
1 000 km d’effort
20 000 m de dénivelés positifs

de Marie-Sophie Le Biez        

Interrogée  à quelques semaines du départ de la 13e édition.
Portrait express :
Marie Sophie Le Biez est une normande tombée sous le charme de la Maurienne, de la beauté de ses paysages aussi bien que de la large palette d’activités que la région lui offre en tant que sportive. Installée à Albiez-le-Jeune, la musheuse de 35 ans a une quinzaine de chiens autour d’elle ( essentiellement des Alaskan-Huskies). La jeune femme passionnée se dit prête pour le grand départ du 7 janvier 2017 aux Carroz.

Interview Marie Sophie Le Biez :
« Aller jusqu’au bout »

● Comment l’aventure du mushing est-elle entrée dans votre vie ?  J’ai eu le coup de foudre pour Matt, un chien que j’ai trouvé à la SPA en 2005. Il se trouve que c’était un husky. Je me suis donc documenté sur cette race et je me suis intéressé aux activités qui pouvaient lui convenir.

● De là à devenir musher à part entière, cela ne se fait pas en un jour ? Jusqu’en 2011, j’étais pompier de Paris. Mais quand mon contrat s’est terminé, j’ai décidé de quitter Paris et de me lancer vraiment en tant que musher à part entière. C’est un choix de vie. En hiver j’ai une activité touristique en proposant des balades en traîneaux à chiens et en été, jusque-là je travaillais en tant que surveillante de baignade. Maintenant, j’ai un diplôme de toiletteur en poche, que j’ai passé en 2016.

● En dehors de l’hiver, comment travaillez- vous avec vos chiens ?J’utilise un quad.

● Quels sports pratiquez-vous pour vous entraîner de votre côté ? Je fais de la course à pied, du vélo et de la boxe pour travailler le cardio.

● Après 2 participations à des Trophées de la Grande Odyssée en 2013 et 2015, qu’est-ce qui vous a donné envie de passer le cap et de vous engager sur la Grande course ? J’ai senti que mes 12 chiens et moi étions prêts. C’est une question de ressenti. Mon objectif c’est avant tout de la finir, d’aller jusqu’au bout.

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● Que vous inspire le parcours 2017 ? Ça cogite pas mal. Pour les premières étapes ça va être chaud, ça grimpe pas mal. Pour toute la partie où on va se retrouver en Maurienne, là, j’oserai dire que je suis à domicile, je connais bien les pistes et l’idée du bivouac m’emballe énormément. Je l’avais déjà fait sur un trophée et je trouve que c’est fabuleux de dormir à la base polaire avec les chiens.

 

mariesophielebiez_dogs● Cela représente quoi pour vous de faire la Grande Odyssée ? Bien sûr c’est une course mythique, prestigieuse et y participer est très exaltant. Au-delà de cela, si je la termine, pour moi cela représente aussi une marche vers mon rêve, celui de faire une course longue distance, la Femundlopet. Finir la LGO me permettrait de me qualifier pour y aller en février 2017. Participer à la LGO, permet aussi, il faut bien l’avouer, d’avoir en retour une certaine reconnaissance dans le monde des mushers.

Pirate, le chien de tête prêt à partir !
Pirate, le chien de tête prêt à partir !

● Vous êtes la seule femme sur cette édition, est-ce que cela vous intimide ?  Non, j’ai l’habitude de faire des activités d’hommes et de participer à des compétitions mixtes, ça ne me change pas beaucoup.

● En 2015, sur le trophée auquel vous participiez, vous aviez une équipe de handlers 100% féminine, quelle sera la touche « girly » cette fois-ci ?  Cette fois mes handlers seront des hommes, mais il y aura bien une touche féminine car j’ai commandé des manteaux roses !

« Finir », c’est l’objectif de Marie Sophie Le Biez pour cette toute première participation à la course mythique de La Grande Odyssée. Seule femme inscrite cette année sur la prestigieuse course internationale de chiens de traîneaux, alors que cela faisait d’ailleurs quelques années qu’aucune dame ne s’y était risqué, voici donc une athlète à suivre !

Un article de Nathalie Baldji

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